2020000
Franky Gogo
Studio 104
Dimanche 23 janvier 18h30

Le même soir :

. Pierre de Maere 17h30-18h
. Franky Gogo 18h30-19h15
. Superpoze 19h45-20h30
. Dominique de A à Z 21h30-22h30

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Sexy et fiévreuse, la musique de Franky Gogo dessine sur les ruines de l’ancien monde une nouvelle géographie : les corps y sont mutants, les frontières submersibles. Ici, le désir commande. Écouter Gogo c’est faire l’expérience d’un dérèglement de tous les sens, d’un corps-à-corps érotique et martial avec le monde tel qu’il est : violent.

 

Brouillant les codes, Franky Gogo multiplie les identités, se rit du fétichisme du nom comme des signes de reconnaissance. Résolument queer, la musique de Gogo démonétise la binarité du genre en même temps que les préjugés mortifères fondés sur de faux dualismes. 

 

Trans, littéralement et dans tous les sens, Gogo s’engage dans de nombreux projets artistiques, multiplie les collaborations avec des musiciens, des chorégraphes, des metteurs en scène, des réalisateurs, pourvu que les œuvres dont il s’agit ne participent pas d’une esthétique de la domination qui naturalise en les reproduisant les inégalités de classe, de genre, de race. Entre l’art populaire et l’art supposé réservé à une élite, Gogo refuse de choisir son camp. La musique peut être à la fois accessible à tous et exigeante. C’est même à cette condition qu’elle groove vraiment, dérègle les sens et met les corps en mouvement.

 

Par la musique, Gogo bat le temps avec ardeur, d’abord parce la batterie est son instrument de prédilection, ensuite et surtout parce que vivre sans rythme, c’est vivre sans coeur.