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Poltergeist
Agora
Dimanche 22 janvier
Gratuit

« Il y a des acteurs qui prennent la lumière, et d’autres qui n’impriment pas la pellicule » disait Jean-Pierre Mocky.

 

Poltergeist, l’artiste, possède cet étrange pouvoir d’attraction. Dès qu’Ari Girard parait, il se passe quelque chose. Pas que ce môme de tout juste vingt ans en impose physiquement sous sa coupe de Peaky Blinder et son allure d’enfant sage. Mais il capte la lumière et frappe les esprits. Va savoir pourquoi.

 

Sa musique peut-être ? Ari semble avoir creusé des millions de microsillons pour les remixer à sa sauce électro. Dans son histoire de fantômes, il convie Joy Division, New Order, Talking Heads, The Cure, Can, Kraftwerk, Nine Inch Nails ou Jeff Mills. Au banquet des Poltergeist se croisent les corbeaux de la cold wave et les barbares du krautrock, les métallos du rock indus et les freaks de la techno.

 

L’épicentre, c’est Berlin. Le mur, le Gotham interlope de Lou Reed, la trilogie de Bowie/Eno, les nuits toxiques des clubs underground… Seul avec sa guitare et ses claviers/machines, Poltergeist suggère tout cela par la puissance d’un set d’une heure tiré à quatre épingles. Ambiance lourde et dark, ample et majestueuse comme du Wagner.

 

Effet Poltergeist encore ? On ne peut qu’être frappé par la rigueur toute germanique, l’intensité et la carrure de ses performances eu égard à son jeune âge. « Ça vient sûrement de ma formation au Conservatoire » explique modestement le petit prodige.

 

Mais attention, un Poltergeist peut en cacher un autre. Il serait erroné de réduire la bête de scène à un animal à sang-froid, à un humanoïde pour transe martiale et désincarnée. « Non, c’est l’inverse. Ce qui imprègne, c’est le côté émotionnel, ce qui fait que l’on accroche ou pas. Et ça, ça ne s’apprend pas ».

 

 

Scène « Déjà demain à l’Agora »

En partenariat avec Riffx et le Centre National de la Musique