Après avoir marqué toute une génération avec Paradis et son unique album Recto Verso — devenu au fil du temps un disque culte de la pop électronique française — Simon Mény ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre, plus intime et organique, presque dénudé.
Avec La Traversée, Simon Mény abandonne les machines pour se rapprocher de la voix, du silence, des mots et des instruments acoustiques. Une musique traversée par les voyages, les paysages, les mouvements intérieurs.
Ces dernières années, entre Paris et Rio, Simon a développé une écriture personnelle nourrie autant par la chanson française que par la musique brésilienne, par la douceur radicale de João Gilberto, la liberté de Caetano Veloso ou l’élégance mélodique d’Henri Salvador et Michel Legrand. On retrouve dans ses chansons ce même rapport au souffle, à l’espace, à une forme de simplicité sophistiquée.
Pensé comme un disque de mouvement et de transformation, La Traversée explore les liens entre l’intime et le voyage, les ruptures et les recommencements, le doute et l’élan. Les chansons s’y déploient naturellement, portées par des arrangements minimalistes où chaque texture, chaque respiration, chaque mot semble trouver sa juste place.
Composé entre différents pays, souvent avec très peu de moyens — une guitare classique, un micro, un ordinateur — le projet revendique une approche sensible et instinctive de la création. Ici, la voix n’est plus un élément parmi d’autres : elle devient le centre du disque, son point d’équilibre.
Premier extrait de ce nouveau répertoire, Vivre dévoile une facette plus douce et lumineuse de Simon Mény. Une ballade suspendue, à la fois délicate et profondément habitée, qui laisse entrevoir la singularité de ce retour.
La Traversée marque l’affirmation d’un artiste qui choisit aujourd’hui d’avancer à découvert et peut-être, simplement, de redevenir chanteur.
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