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Adèle Castillon, (**)*****
Création

Adèle Castillon, (**)*****

Dimanche 24 Janvier ●
Studio 104
Le même soir
À partir de 20h30

CRÉATION

 

A 24 ans, malgré cette jeunesse insolente qui nimbe son regard brun d’un éclat pur et vif, Adèle Castillon a déjà vécu plusieurs vies, fictionées ou réelles. De quoi nourrir sans effort les textes intimistes d’un premier album racontant sans fard une première rupture amoureuse, les tourments de la dépendance affective et de la dépendance tout court. Le tout avec cette authenticité et cette fraîcheur poétiques qui rendaient déjà irrésistibles les chansons de Vidéoclub, le duo électro pop à la nostalgie très 80’s – façon Odezenne meets Elli et Jacno – qu’elle forma à Nantes avec Matthieu Reynaud, à l’âge de dix-sept ans. […]

Alors qu’elle était encore au lycée, un premier amour, fulgurant comme toutes les premières fois, lui donnera envie de monter Vidéoclub avec son amoureux d’alors. Le clip d’« Amour plastique », bricolé avec les moyens du bord et partagé par un acteur mexicain d’une série Netflix qui le rendra viral, leur attirera des dizaines de millions de streams. Une légende naîtra, achevée par une tournée et un dernier clip, « SMS », résumant avec malice trois ans d’amour et annonçant leur rupture.

Une autre qu’Adèle Castillon aurait pu s’y perdre. Mais la suite, c’est elle qui l’écrit, seule, force tranquille malgré des fragilités assumées, et un parcours cahoteux qui se dessine derrière le titre parfaitement aligné de ce premier album. Signée sur le label musique d’Iconoclast, la boîte de production d’images ultra-créatives, elle a trouvé en Surkin, talent affûté de l’électro aussi précoce qu’elle, le partenaire idéal pour tracer à deux un horizon musical neuf, alliant l’innocence de la pop française à un esprit homemade et jusqu’au boutiste, nourri d’impeccables références, aussi variées que la playlist très génération Z d’Adèle Castillon, Taxi Girl, Suicide, Billie Eilish, Madonna, Beach House, Tame Impala, Chromatics, Miley Cyrus, Daft Punk, Lio, Damso, Muddy Monk, Mylène Farmer ou Agar Agar. Les débuts frémissants d’une jeune artiste qui devrait, on le parie, compter dans les mois à venir.

 


 

L’histoire d’Adèle Castillon dans la musique commence en 2018 avec la sortie du single Amour Plastique (qui cumulera des dizaines de millions de streams), interprété aux côtés de Matthieu Reynaud avec qui elle forme le duo Vidéoclub. Ensemble, ils connaissent un succès viral fulgurant jusqu’à leur séparation en 2021.

Pour Adèle Castillon, ce n’est que le (beau) début de sa carrière, qu’elle décide de poursuivre en solo. Elle sort d’abord le single Impala, un titre aux inspirations électro-pop qui rappellent l’univers de Vidéoclub tout en traçant un horizon musical neuf. Son premier album, Plaisir Risque Dépendance, dévoile sa recette bien à elle : des mélodies pop addictives, innocentes et lumineuses, portées par des sujets intimes liés à sa fragilité, sa vulnérabilité et sa force.

Ces morceaux très personnels, centrés sur sa propre psyché, possèdent ce pouvoir magique de résonner de manière universelle. En 2025, dans son deuxième album Crèvecoeur on retrouve une Adèle Castillon pus forte, qui renaît et dépasse ses démons tout en conservant sa sensibilité.

Ses choix artistiques forcent également l’admiration : l’audace de s’entourer de rappeurs comme Gazo, Sopico ou Winterzuko, tout en partageant le micro avec des figures de la variété pop comme Louane ou pablopablo. À seulement 24 ans, Adèle Castillon signe le tube de l’été 2026 avec le très solaire et nostalgique “Été avec toi”.

Didier Varrod, comme tant d’autres, a été conquis par l’univers authentique de l’artiste au point de confier avoir écouté son album Crèvecoeur en boucle. Cela faisait un moment qu’il rêvait de la programmer et qu’il gardait son nom en tête de liste.

Savoir qu’elle a réussi à libérer du temps, avant sa très prisée tournée des Zéniths en 2027, pour s’offrir cette parenthèse enchantée à l’Hyper Weekend Festival constitue un événement marquant. L’idée qu’il soit possible de réaliser ses propres rêves trouve en Adèle sa plus belle illustration.

 

Propos de Didier Varrod recueillis par Léonie Cabrol.